Dans la reprise boursière des 2 dernières années, les secteurs défensifs ont nettement sous-performé.

Plusieurs facteurs me font penser que cette sous-performance touche à sa fin et qu’il y a aujourd’hui lieu de privilégier ces secteurs parmi lesquels je mettrais plus particulièrement ceux des télécommunications, de la santé et de l’alimentation/tabac en avant :
- notre conviction est que la reprise économique reste fragile. Indépendamment des freins structurels à la croissance, liés à un endettement trop élevé, l’activité économique pourrait commencer à être négativement impactée par l’augmentation du prix du pétrole et la montée des taux d’intérêt. Dans un tel environnement, les bénéfices relativement stables des entreprises de qualité dans les secteurs défensifs seront à nouveau appréciés ;
- les secteurs défensifs traversent régulièrement des phases de sous- ou surperformance mais la sous-performance qu’ils ont enregistrée sur les deux dernières années est extrême dans un contexte historique ;
- conséquence logique de cette sous-performance, la valorisation de ces secteurs est aujourd’hui attrayante en absolu et très attrayante en relatif c’est-à-dire par rapport au marché en général et par rapport aux secteurs cycliques ;
- contrairement aux secteurs cycliques, les marges bénéficiaires des secteurs défensifs restent nettement en-dessous de leur plus-haut précédent ;
- l’exposition de certains secteurs défensifs aux pays émergents, où le potentiel de croissance est plus élevé, est considérable.
A noter enfin que la sous-performance des secteurs défensifs allait de pair avec la sous-performance massive des grandes capitalisations au cours des dernières années. Le graphique ci-après montre par ailleurs, à l'aide du marché américain, que sur les dix dernières années, les grandes capitalisations (et le marché en général) ont stagné alors que les petites et moyennes capitalisations ont enregistré une performance annualisée de quelque 8,5%. Cette situation s'explique par le fait qu'à la fin des années 90, les grandes capitalisations étaient devenues très chères par rapport aux petites et moyennes capitalisations. L'inverse est vrai aujourd'hui.


