L'année 2012 s'annonce particulièrement difficile. Une grande partie du monde industrialisé est entrée dans un processus de désendettement qui va durer plusieurs années avec des conséquences négatives sur la croissance économique. L'économie mondiale est par conséquent extrêmement fragile et il s'en faudrait de peu pour déclencher une crise majeure. Après 2008, les autorités ont essayé de stabiliser la situation à travers des mesures de stimulation fiscales et monétaires sans précédent. Ce faisant, elles n'ont cependant que retardé l'échéance tout en aggravant le problème du surendettement. De plus, la détérioration très importante des finances publiques qui en a résulté fait que le risque d'une crise systémique est aujourd'hui plus important qu'il y a 3 ans.
La situation de la zone euro est particulièrement inquiétante. A l'intérieur de cette zone, il y a trop de dettes, trop peu de croissance et des déséquilibres commerciaux trop élevés. Cette crise est un mélange particulièrement dangereux entre une crise bancaire et une crise de la dette publique avec un système bancaire sous-capitalisé détenant une grande partie de ses fonds propres en emprunts de pays surendettés. Ce dernier point fait aussi que les besoins de recapitalisation des banques européennes ne pourront pas être connus tant que le marché des emprunts d'Etat de la zone euro ne se sera pas stabilisé. Et tant que ces besoins ne seront pas connus, la confiance dans les banques européennes ne va pas revenir. Avec des besoins de refinancement énormes, celles-ci essaieront dès lors de réduire leurs bilans en cédant des actifs et en diminuant leur activité de crédit. Ceci constituera un frein supplémentaire à une croissance économique déjà fortement affectée par l'austérité budgétaire mise en place dans bon nombre de pays. En résumé, la conjoncture mondiale risque de se ralentir de manière importante à un moment où les autorités ont essentiellement épuisé leurs ressources monétaires et fiscales.
Face à ce contexte particulièrement incertain, l'investisseur serait en droit d'exiger une rémunération plus importante de son épargne. L'inverse est cependant le cas. Au cours des dernières années, les autorités monétaires ont tout fait pour éviter les ajustements structurels nécessaires en maintenant les taux d'intérêt artificiellement bas. Ce faisant, elles ont favorisé une poursuite de la spéculation au détriment de l'épargne et des investissements productifs. Avec une rémunération des placements monétaires proches de zéro, des rendements sur les emprunts d'Etat de qualité (ou du moins encore considérés comme tels à l'heure actuelle) en partie négatifs sur les échéances courtes et inférieurs à 2 % sur les échéances longues et des rendements sur les emprunts de qualité du secteur privé guère plus élevés, les possibilités offertes à un investisseur à la recherche de revenus réguliers et voulant éviter des fluctuations importantes dans la valeur de son portefeuille sont peu alléchantes.
Quid des marchés boursiers ? Même si la plupart d’entre eux ont enregistré une baisse significative en 2011, il serait naïf de penser que les risques mentionnés supra sont déjà reflétés dans les cours. D’autant plus que le marché américain, qui donne généralement le ton pour les autres marchés, n’a pas corrigé en 2011. Sa valorisation, sur base des bénéfices normalisés, reste élevée. La période d’expansion des marges bénéficiaires des entreprises américaines touche à sa fin et avec elle, celle de bénéfices régulièrement supérieurs aux attentes. Avec l’appréciation du dollar, l’indice S&P 500 risque aussi de perdre un important élément de soutien dans la mesure où près de la moitié des ventes des sociétés de cet indice sont réalisées en dehors des Etats-Unis.
La valorisation des marchés européens semble a priori nettement plus attrayante. Cette observation doit toutefois être relativisée. Le caractère bon marché de l’Europe résulte essentiellement de la composition des indices européens où la pondération des valeurs cycliques et financières est élevée. Or, dans le contexte actuel de crise de la zone euro, il est impossible de valoriser les banques et il est possible que pour certaines d’entre elles, les actionnaires soient fortement dilués en cas de recapitalisation importante ou entièrement perdants en cas de nationalisation. Quant aux valeurs cycliques, elles sont fortement exposées à une détérioration de la conjoncture mondiale. La cyclicité de leurs résultats fait d’autre part qu’elles se traiteront toujours à une décote par rapport à des valeurs plus défensives. Et ces dernières ne sont pas moins chères en Europe qu’aux Etats-Unis.
La période de convergence entre les valorisations des marchés européens semble également terminée. Depuis l’introduction de la monnaie unique, l’écart, en termes de ratio ‘cours/bénéfice’, entre les marchés les plus chers et les moins chers de la zone euro s’était réduit de moitié. La crise actuelle ayant révélé les faiblesses structurelles de la monnaie unique, les différentiels d’intérêt entre pays de la zone euro resteront durablement élevés avec des conséquences sur les performances économiques des pays membres et la valorisation de leur marché boursier. Ceci ne plaide pas en faveur des marchés d’Europe du Sud.
En ce qui concerne les valorisations des marchés boursiers, il convient d’ailleurs de noter que s’il est évidemment utile de comparer les valorisations actuelles à la moyenne historique, il est également utile de se faire une idée du régime de valorisation dans lequel nous allons évoluer. L’histoire financière montre ainsi que si les actions américaines se sont en moyenne traitées à 15 fois les bénéfices sur les 100 dernières années, ce chiffre n’est justement qu’une moyenne entre de longues périodes où leur valorisation a été largement inférieure et de longues périodes où la valorisation a été largement supérieure à ce chiffre.
A la fin du dernier marché haussier en 2000, les valorisations étaient historiquement élevées. Depuis lors, elles sont orientées à la baisse. Cette tendance devrait se poursuivre étant donné que :
- contrairement aux 30 dernières années où l’augmentation de l’endettement avait stimulé l’activité économique, le processus de désendettement va la réduire. Si le potentiel de croissance des bénéfices est plus faible, les investisseurs paieront moins cher pour ces bénéfices;
- dans les années à venir, nous risquons d’assister à nouveau à des cycles économiques plus courts et des récessions plus fréquentes. La volatilité des bénéfices des entreprises augmentera. L’histoire financière montre qu’il y a une corrélation négative entre volatilité des bénéfices et multiples de valorisation accordés à ces bénéfices;
- l’augmentation des multiples au cours des années 80 et 90 était due en grande partie à la baisse des taux d’intérêt à la suite du recul de l’inflation. Aujourd’hui, les taux d’intérêt sont à des niveaux très bas. Ce niveau très bas ne traduit pas un environnement économique particulièrement brillant mais au contraire est le résultat des nombreux problèmes structurels. Si les taux devaient baisser davantage, ce serait parce que l’Europe et les Etats-Unis seraient entrés dans un scénario à la japonaise, avec cependant nettement moins de cohésion sociale. L’expérience du marché japonais sur les 20 dernières années montre qu’il existe alors une corrélation positive entre taux d’intérêt et multiples de valorisation des actions, les derniers reculant ensemble avec les premiers;
- au cours des dernières années, les fruits de la croissance économique sont allés en premier lieu aux entreprises. Il en résulte que la part des bénéfices dans le revenu national est à un niveau historiquement élevé. Cette tendance ne peut pas continuer;
- la fin de la guerre froide avait soutenu les multiples de valorisation dans les années 90. Aujourd’hui, le risque géopolitique augmente à nouveau.
La valorisation du marché japonais est par contre réellement attrayante. Les sociétés de l’indice Topix se traitent en moyenne en-dessous de leurs fonds propres et il est possible de trouver bon nombre d’entreprises dont la capitalisation boursière est inférieure aux liquidités nettes qu’elle détiennent. Comme c’est généralement le cas avec un marché boursier sous-évalué, le marché japonais n’intéresse à l’heure actuelle personne. Il est vrai que dans un contexte de décélération de la conjoncture mondiale, investir dans un marché généralement considéré comme cyclique n’est pas la première chose venant à l’esprit, mais dans le cas du Japon, le potentiel d’appréciation à long terme (conséquence du faible niveau de valorisation) compense au moins l’investisseur pour les risques encourus.
Ratio 'cours/fonds propres' du marché japonais
L’année dernière a confirmé que les marchés émergents restent non seulement corrélés aux autres marchés, mais que leur volatilité est même comparable à celle des secteurs les plus cycliques en Europe et aux Etats-Unis. Ceci n’a rien d’étonnant étant donné que la pondération des valeurs exportatrices et des matières premières est importante dans la plupart des indices émergents. Un environnement de décélération de la conjoncture mondiale et d’appréciation du dollar n’est pas favorable à ces secteurs. Côté positif, la modération des pressions inflationnistes permettra aux autorités de la région de relâcher le cas échéant leur politique monétaire.
Dans le contexte actuel, il est important pour un investisseur :
- de ne pas se laisser influencer par les fluctuations à court terme des marchés financiers. Ces fluctuations sont le résultat entre les interventions des autorités d’un côté et les mauvais fondamentaux de l’autre;
- de s’inquiéter de ce qu’il détient en portefeuille et non pas de ce qu’il ne détient pas. Il ne faudra pas faire de concessions sur la qualité des actifs détenus même si ces actifs sous-performent temporairement;
- d’attendre le cas échéant que de meilleures opportunités d'achat se présentent;
- d’éviter de rationaliser des positions qu’il détient et dont il ne veut pas se séparer.
A partir de là, nos recommandations d’investissement pour 2012 sont :
- acheter des actions à dividende élevé d’entreprises dont les activités sont peu cycliques.
Dans l’environnement actuel, les revenus stables de qualité deviennent rares et ce qui est rare devrait figurer dans un portefeuille. Les tendances démographiques soutiennent également des stratégies visant à produire des revenus réguliers. Les entreprises payant des dividendes substantiels et réguliers devraient en profiter. Etant donné les risques qui pèsent sur la croissance, il y a lieu d’éviter celles dont les activités sont très sensibles à l’évolution de la conjoncture mondiale;
- acheter les actifs considérés comme valeurs refuges en cas de détérioration de la situation économique et financière.
Le passé a montré que lorsque l’aversion au risque augmente, le dollar américain en bénéficie. Malgré les nombreux problèmes des Etats-Unis, la monnaie américaine reste la monnaie de réserve dans laquelle de nombreux investisseurs ont tendance à se réfugier lorsqu’ils ont peur. D’autant plus dans un environnement où l’avenir de la principale alternative au dollar, l’euro, est pour le moins incertain.
Dans un contexte où la confiance dans l’argent-papier est en train de se perdre, l’or reste la valeur refuge par excellence pour bon nombre d’investisseurs. Sa tendance haussière semble dès lors bien établie, nonobstant les corrections temporaires telle que celle de fin 2011. A noter aussi que les banques centrales des pays émergents restent acheteuses d’or. Si le cours de l’or se maintient, voire continue d’augmenter, les actions de sociétés aurifères sont sous-évaluées, surtout si ces sociétés continuent de faire preuve d’une discipline financière plus importante que par le passé.
Les emprunts d’Etat de pays qui réussiront à garder la confiance des marchés continueront également à profiter des problèmes économiques structurels et ce, nonobstant le niveau déjà très bas des taux longs. Le taux à 30 ans aux Etats-Unis pourrait ainsi revoir son niveau de fin 2008 au cours de 2012. Si tel était le cas, le rendement potentiel sur un emprunt à 30 ans dépasserait largement les 10 %. Il importe toutefois de souligner que la volatilité d’un tel placement risque d’être trop importante pour un investisseur obligataire traditionnel;
- profiter de corrections pour augmenter la pondération d’actifs dont les perspectives à moyen et long terme sont supérieures.
Il est de temps en temps utile de se rappeler que la tendance majeure qui marque l’économie du 21ème siècle est que l’Est remplacera progressivement l’Ouest comme locomotive de l’économie mondiale. Les pays émergents disposent dans l’ensemble de fondamentaux économiques supérieurs et de perspectives de croissance plus favorables. Leurs marchés boursiers devraient dès lors occuper une part grandissante dans un portefeuille diversifié. Dans la mesure où les marchés boursiers de ces pays sont généralement ‘à beta élevé’, signifiant qu’à court terme, ils ont tendance à amplifier les mouvements des marchés industrialisés - à la hausse comme à la baisse -, des opportunités d’achat attrayantes pourraient se présenter au cours de l’année.
Evolution sur 10 ans des marchés américain, européen et émergents (en euro)
Des craintes d’un ralentissement économique prononcé pourraient également peser temporairement sur les monnaies de certains pays dont les fondamentaux sont pourtant supérieurs. Outre les devises émergentes, les dollars australien et canadien ou la couronne norvégienne sont ainsi souvent perçues comme cycliques. Des corrections sur ces monnaies constitueraient des opportunités d’achat pour le long terme;
- acheter les actions de sociétés multinationales actives dans des secteurs défensifs.
La situation financière de ces sociétés et généralement excellente et dans un environnement de détérioration des finances publiques des Etats, les actions de ces sociétés pourraient remplacer les emprunts d’Etat de bon nombre de pays comme actifs de prédilection dans les portefeuilles d’investisseurs institutionnels. A noter ces sociétés paient souvent des dividendes attrayants et réalisent une part croissante de leurs résultats sur les pays émergents. Elles correspondent dès lors également aux thèmes mentionnés précédemment;
- éviter les entreprises et les pays fortement endettés.
Une dette élevée constitue un problème majeur dans un environnement marqué par une faible croissance et des tendances déflationnistes. De plus, durant l’année en cours, les besoins de refinancement des Etats et des banques sont énormes. Les entreprises du secteur privé risqueront d’en faire les frais;
- éviter les actifs très cycliques;
- éviter les valeurs bancaires.
Des stratégies d'investissement 'long/short' visant à acheter des actifs de qualité et à couvrir en partie le risque marché se justifient dans l'environnement actuel.

2012
OlivierR a dit...
Bonjour, pour une fois nous sommes à peu prés d'accord ! en dehors de l'or et de la spéculation à la baisse sur les actions... il n'y aura pas grand chose à attendre cette année si ce n'est d'autre qu'une forte baisse des marchés américains et européens. Le S&P termine actuellement sa vague V haussière donc méfiance... NB : je préfère les achats d'or physique aux investissements immatériels.Meilleurs voeux pour 2012 !
16 janvier 2012 - 05:26 PM
mokette a dit...
Excelente analyse.Nos avis convergent.Ravis de voir que la vieille relique retrouve grace a vos yeux lol.
Oui le Japon est un marché très sous évaluer.
Au fait a la BL vous avez des fonds 100% Japan et non Ex Japan.Ils tireront leur épingle du jeu.
Quel est le point d entrée idéal sans doute apres le prochain crack.D'ici qque semaines.Rassurez vous QE3 est dans les tuyau il nous sauveront.
Bref très bonne analyse.
"il serait naïf de penser que les risques mentionnés supra sont déjà reflétés dans les cours.": j adore
"Or, dans le contexte actuel de crise de la zone euro, il est impossible de valoriser les banques et il est possible que pour certaines d’entre elles, les actionnaires soient fortement dilués en cas de recapitalisation importante ou entièrement perdants en cas de nationalisation": Enfin!!!!!!!Attention certaines ont de grandes chance de surperformer a moyen terme.
Happy New Year.
17 janvier 2012 - 12:13 AM
Lambeau a dit...
Bonjour, un pays en zone euro dont le budget est égal au PIB est en "équilibre budgétaire".Neanmoins il peut exister un déséquilibre énorme entre les recettes et les dépenses de ce pays.Exemple pour l'année 2012 en lBelgique . Budget prévu 370à380 milliards d'euros, recettes 145 milliards d'euros. Déficit 235 à 245 milliards d'euros. PIB prévu 370 milliards d'euros , et budget en "équilibre" suivant les normes de Maestricht.Le trou budgétaire de 235 milliards ne serait donc pas comptabilisé et n'existerait pas. Quelqu'un peut'il fournir une explication?
17 janvier 2012 - 11:36 AM
jojo a dit...
votre article est tres interessant,depuis noel la crise de la zone euro n'existe plus.la bourse monte régulierement alors que les mauvaises nouvelles s'accumulent et que dans le meme temps les deficits sauf allemagne ne sont pas solutionnés ;le rsi va bientot etre au delà de 60 sur le cac40 ;nous sommes dans un déni de réalité ;qu'en pensez vous
17 janvier 2012 - 06:26 PM
Guy Agin a dit...
Pourquoi dites-vous:1-"La période d’expansion des marges bénéficiaires des entreprises américaines touche à sa fin".
Quels sont les arguments en faveur de cela?
2-J'avoue ne plus savoir à quels Saints me vouer. D'un côté nous avons des firmes comme "Bespoke Investment group" * qui nous affirment que le P/E est au plus bas en 20 ans, on nous annonce même un S&P500 en hausse de 11% d'ici fin 2012. De l'autre côté vous et quelques autres qui nous dites que la "valorisation (des marchés), sur base des bénéfices normalisés, reste élevée". J'avoue que j'aurais tendance à me fier à vos pronostics. Mais est-il possible de départager le vrai du faux?
3-Le marché américain ne cesse de surprendre malgré les mauvaises nouvelles en provenance d'Europe, peut-on estimer que cette hausse touche à sa fin? Ne peut-on pas imaginer que l'effacement d'une partie de la dette grecque résolvera la crise? N'est-ce pas ce que pense les investisseurs puisque les marchés montent. Allons-nous rater un rally boursier?
Merci
*in http://finance.yahoo.com/news/stocks-cheaper-theyve-two-decades
23 janvier 2012 - 10:23 PM
Olivier Robin a dit...
Bonjour,- pour ce qui concerne les points 1- 2- je ne suis pas compétent pour répondre car je ne travaille que l'analyse technique. Si Guy Wagner le dit, c'est que la probabilité est relativement élevée...
- pour ce qui concerne le point 3-, merci de reprendre mes commentaires et anticipations depuis mi-2010 elles sont suffisamment pertinentes. Et je confirme mon post de janvier 2011 à savoir la fin de la vague V haussière sur le S&P500. Et lors d'une vague haussière la question qui se pose n'est pas de savoir à combien acheter pour "ne pas rater le rallye" mais plutôt à combien vendre, ou mieux même à combien shorter ! On achète à la baisse et on vend à la hausse, c'est un principe élémentaire en bourse.
Effectivement sur le CAC40, la configuration graphique actuelle pourrait éventuellement s'apparenter à une ETE inversée avec objectif 3800/4000. Je ne travaille pas cet indice donc n'en dirai pas plus à son sujet.
A regarder de prés le S&P500, la configuration est différente et les indicateurs techniques rendent méfiants sur un potentiel de hausse élevé à trés court terme : Rsi 70,15 Stochastique %> 92. Aussi 1.415pts (retour sommet avril-mai 2008) est un objectif probable avec une éventuelle extension vers 1.560 (retour niveaux sept-oct 2007) avant l'été 2012. L'hypothèse de rester scotché plusieurs semaines dans le range 1250-1340 existe bel et bien, l'hypothèse d'un décrochage violent aussi, tout autant que l'hypothèse d'une rapide extension à la hausse : à 1.310pts l'essentiel de la hausse est réalisé depuis le point bas de 680pts, rester positionné à la hausse sur ce marché ne dépend donc que de votre profil de risque !
NB : prudence... depuis la hausse initiée fin novembre 2011 les volumes sont dérisoires !!! Par ailleurs, sur le CAC40 (et autres indices) un gap est resté ouvert sous 2.900pts (fin octobre 2011), il faudra donc retourner le combler...
Cordialement,
Olivier ROBIN
24 janvier 2012 - 09:32 AM
décrypter la finance a dit...
Je ferai deux remarques, la première c’est que la zone euro n’est pas encore entrée dans « un processus de désendettement », au contraire les dettes continuent inexorablement de gonfler.Ensuite, il faut, je crois, du moins pour certains pays européens, lier le surendettement de l’Etat avec l’application de l’euro, qui étouffe littéralement l’économie, ce qui est le cas de la Grèce.
25 janvier 2012 - 03:49 PM
Rolf Lug a dit...
Le fait que le Japon, à la population vieillissante, présente le premier déficit commercial depuis 30 ans, n'est-il pas annonciateur de quelque chose de terrible? Si l'on couple cela avec sa dette atteignant 200% du PIB pouvons-nous craindre le pire?Et le S&P500 qui continue de grimper...C'est à ni rien comprendre.
25 janvier 2012 - 09:06 PM
Rolf Lug a dit...
Bonjour monsieur WagnerDepuis que vous avez publié cet article le marché n'arrête pas de grimper. Que se passe-t-il? Les investisseurs sont-ils euphoriques? Ont-ils raison de l'être? Le S&P 500 gagne 4,5% grosso modo depuis le début janvier. Monsieur Robin, depuis votre réponse à monsieur Agin, le S&P prend 2% doit-on être aussi méfiant que vous le soutenez?
Pas facile les marchés.
01 février 2012 - 09:47 PM
Olivier Robin a dit...
Bonsoir, OUI le S&P a pris 2,5% en 16 jours... et OUI il est en vague V haussière donc çà ne paraît pas anormal. J'ai précisé un corridor et sauf erreur de ma part il est toujours stagnant dans ce corridor. +2,5% en 16 jours n'a rien de l'euphorie à mon avis... Et depuis juillet 2010 (post), l'évolution prédite dans mes posts est avérée, donc depuis 18 mois tout de même...Cordialement.
02 février 2012 - 09:16 AM