Actualité et analyse des marchés financiers, en ligne avec Guy Wagner
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Une tragédie grecque

mercredi 06 juillet 2011 | 9 commentaires | Catégorie: Analyse des marchés

"Insanity is doing the same thing over and over again and expecting different results." (Albert Einstein)

Le Parlement grec a donc adopté la semaine dernière un nouveau plan d'austérité, ouvrant la voie au versement d'une nouvelle tranche de 12 milliards d'euros par l'Union européenne et le Fonds Monétaire International (FMI) et à la mise en place d'un nouveau plan de sauvetage pour la Grèce. Parallèlement, le plan des banques françaises sur un "roll-over" volontaire des obligations grecques, pour éviter un défaut stricto sensu de la Grèce, semble faire son chemin. La tragédie grecque peut dès lors continuer.

La Grèce pourra t-elle un jour rembourser sa dette ?

Le vote de la semaine dernière et les milliards que recevra la Grèce permettent de gagner du temps mais ne changent rien à la réalité qui est que la Grèce ne pourra jamais rembourser sa dette et que le pays ne pourra jamais se financer dans le marché à des conditions raisonnables tant qu'il traînera le boulet de cette dette. Les mesures d'austérité prévues dans le plan adopté la semaine dernière ne sont pas crédibles mais même si elles l'étaient, elles auraient comme impact de réduire davantage encore la croissance économique, d'augmenter le chômage, de diminuer les recettes fiscales (sur les 2 premiers mois de l'année, les recettes fiscales de la Grèce sont en baisse de 8 %, alors que le plan du FMI prévoyait une hausse de 8 %) et de rendre encore plus insoutenable le poids de la dette. De même, le plan des banques françaises est avant tout un plan d'aide ... aux banques françaises, voire européennes, voire américaines,  mais ne fait rien pour diminuer la dette de la Grèce. Le comparer au plan Brady, mis en place en 1989 pour faire face au problème de l'endettement de l'Amérique Latine, n'est dès lors pas valable. Ce plan prévoyait notamment une réduction importante de cette dette, les banques pouvant échanger leurs prêts aux pays d'Amérique Latine contre des emprunts à 30 ans garantis par le Trésor américain mais émis avec une réduction de 35 % par rapport à la valeur nominale.

Pragmatisme ou inconscience ?

D'aucuns loueront le pragmatisme avec lequel les autorités européennes gèrent cette crise, pragmatisme qui les a amenées à progressivement briser les règles prévues dans les traités européens. Les mesures mises en place ont été justifiées par la nécessité d'éviter un effet de contagion aux autres pays de la périphérie et de ne pas mettre en péril le paysage bancaire européen. D'autres déploreront que ce pragmatisme se fait au détriment du bon sens économique en ignorant notamment une règle fondamentale qui est qu'un problème de dette excédentaire ne se résout pas en ajoutant encore davantage de dette. A cela s'ajoute le fait que des tensions ont commencé à apparaître entre les créanciers de la Grèce, l'Allemagne demandant notamment une plus grande mise à contribution des investisseurs privés ce à quoi la Banque centrale européenne s'oppose catégoriquement étant donné que son bilan est pollué par les nombreux emprunts grecs qu'elle détient.    

La Grèce manque de compétitivité

D'un point de vue économique, il semble évident que la Grèce devra faire défaut sur une grande partie de sa dette et adopter des réformes structurelles pour changer profondément son modèle économique et dévaluer sa monnaie si le pays veut avoir une chance de voir la lueur au bout du tunnel et éviter des années, voire des décennies, de morosité économique. Le dernier point touche évidemment directement à la survie de la monnaie unique dans sa forme actuelle. La Grèce ne souffre pas uniquement d'un problème de dette mais, surtout, d'un problème de manque de compétitivité. La maintenir enfermée dans une union monétaire avec des pays nettement plus compétitifs la condamne à un avenir peu agréable.   

Divergences économiques entre pays de la zone euro

Imposé sur le plan politique malgré de nombreuses objections économiques, l'euro était censé stabiliser l'économie européenne et accélérer son intégration. Les objections économiques tournaient autour du fait qu'en retirant à des pays le contrôle de leur monnaie et de leur politique monétaire, on les privait de leur capacité à réagir à un changement dans leur situation économique. Ceci n'était pas nécessairement grave tant que les pays concernés étaient fortement intégrés sur le plan économique mais risquait de devenir un problème très sérieux dès lors que l'union monétaire englobait des pays faiblement intégrés économiquement. La réponse des hommes politiques était de dire que la monnaie unique allait mener à l'intégration économique, celle-ci entraînant par la suite l'intégration politique.

Et il est vrai que dans un monde idéal, cela aurait pu fonctionner. Enlever aux pays du Sud le contrôle de leur monnaie aurait pu les inciter à procéder aux réformes structurelles nécessaires pour améliorer leur productivité et leur potentiel de croissance. Leur permettre de jouir d'un niveau de taux d'intérêt proche de celui de l'Allemagne (et beaucoup moins élevé que celui auquel ils étaient habitués), et donc de bénéficier d'une diminution de leur coût de financement, aurait pu les amener à améliorer leurs finances publiques. Dans la pratique, l'inverse s'est cependant produit. La baisse des taux d'intérêt a incité une surconsommation et l'apparition de bulles spéculatives et provoqué une détérioration de la discipline budgétaire. En même temps, l'augmentation des coûts salariaux a entraîné une perte de compétitivité qui s'est notamment traduite par des déficits extérieurs sans cesse croissants, rendant ces pays de plus en plus dépendants des capitaux étrangers. Si ces pays n'avaient pas fait partie de la zone euro, l'apparition de ces déficits aurait déclenché la sonnette d'alarme beaucoup plus tôt et nous ne serions pas arrivés au stade où nous nous trouvons aujourd'hui.

Le but déclaré de l'euro, une intégration de plus en plus grande des économies de la zone euro, n'a donc pas été atteint. Alors qu'une telle intégration s'était réalisée au cours des décennies précédant l'introduction de la monnaie unique, tel n'est plus le cas depuis quelques années. La situation actuelle va encore renforcer les divergences économiques entre pays de la zone euro, ne serait-ce que parce que ceux du Nord bénéficient d'un coût de financement très bas, l'opposé étant le cas pour ceux de la périphérie.

Quelle gouvernance pour l'Europe? 

La crise de la zone euro pose dès lors aussi la question de savoir comment le continent européen sera gouverné au 21ème siècle. Aujourd'hui encore, le credo des autorités européennes est de dire que la monnaie unique devra être défendue coûte que coûte et qu'un abandon ou remaniement de l'euro est tout simplement inconcevable. Leur attitude est résumée dans la déclaration de la chancelière allemande, Angela Merkel, au forum de Davos : "Si l'euro échoue, c'est l'Europe qui échouera." Tout d'abord, ceci traduit une certaine arrogance ou du moins une ignorance de l'histoire économique qui montre qu'il existe beaucoup plus d'exemples de systèmes ou unions monétaires qui n'ont pas survécu que d'exemples inverses. Ensuite, le côté "coûte que coûte" commence à devenir inquiétant, le coût financier et humain des erreurs passées risquant de devenir de plus en plus lourd. Dans un récent papier intitulé "The fate of the euro", Woody Brock, fondateur et président de la société Strategic Economic Decisions, écrivait que le but ultime des gouvernements doit être d'adopter des politiques destinées à maximiser le bien-être du plus grand nombre de leurs citoyens. Négliger ce but risquerait de faire de l'euro l'illustration emblématique d'une Europe imposée aux peuples et non souhaitée par eux. 

Vers une union fiscale?

De nombreux observateurs estiment que la solution à la crise actuelle réside en une plus grande intégration politique et, notamment, une union fiscale. De manière implicite, les marchés financiers anticipent d'ailleurs que dans le pire des cas, une telle union verrait le jour. Il est vrai que l'absence de mécanismes de transferts fiscaux entre pays constitue un défaut de construction majeur de la monnaie unique. Et dans la mesure où l'euro est avant tout une construction politique, une telle union pourrait théoriquement être décidée et imposée aux citoyens.

L'euro est toutefois en quelque sorte un reliquat de la Guerre froide. Durant cette période, il existait une séparation claire entre l'Europe de Ouest et l'Europe de l'Est. Les intérêts économiques et politiques des pays de l'Ouest, mais aussi leurs préoccupations en matière de sécurité nationale, étaient relativement similaires. Aujourd'hui les liens économiques et géopolitiques des pays de la zone euro sont en train de s'affaiblir. En termes économiques, le commerce de l'Allemagne avec la Pologne et la République tchèque est par exemple plus important que celui qu'elle réalise avec l'Espagne, la Grèce, l'Irlande et le Portugal combinés. En termes géopolitiques, le pays se rapproche de la Russie alors que cette dernière continue à inquiéter des pays comme la Roumanie. Union fiscale signifie perte d'indépendance politique. Il est difficilement concevable que l'Allemagne partage sa souveraineté en matière de taxation avec des pays dont les intérêts économiques et géopolitiques ne sont plus nécessairement les siens. De manière plus générale, l'Europe ne peut pas financer la Grèce, l'Irlande et le Portugal de la même façon que l'Allemagne de l'Ouest avait financé celle de l'Est sans provoquer une révolte de ses citoyens.

Il est tout-à-fait compréhensible que les autorités européennes refusent d'envisager un remaniement de l'euro en pleine crise et qu'elles essaient de prendre des mesures pour stabiliser la situation et gagner du temps. Il serait toutefois souhaitable qu'elles disposent d'un plan B, d'autant plus que beaucoup de temps a justement déjà été perdu avec des mesures incohérentes (S'agit-il de sauver la Grèce ou les banques? Veut-on aider la Grèce ou la punir?, ...). Un consensus est en train de se former que le projet de l'euro ne peut plus fonctionner dans sa forme actuelle et qu' il est préférable d'arrêter les frais plutôt que de créer encore davantage de dette qui ne pourra pas être remboursée. 

Commentaire(s)

Nicolas a dit...

Mr Wagner,
Merci beaucoup pour avoir répondu à mes questions. Votre article assez exhaustif me laisse penser que ce ne sont que les prémisses d'une crise encore plus profonde. Je ne pensais pas que la situation en Grèce était aussi désespérée, voire impossible à résoudre.
La vision qu'on nous propose dans les médias n'est pas toujours très honnête, car on ne remet jamais en cause la gestion européenne.
Ce qui est préoccupant, c'est que les agences de notation font la pluie et le beau temps sur les marchés. Pensez-vous franchement que la BCE interviendra en ne tenant pas compte des agences de notation ? J'en doute.

Merci encore

08 juillet 2011 - 03:58 PM

Anonyme a dit...

Bonjour M Wagner,

Vous suggérez dans votre post la dévaluation, et donc la sortie de l'euro, comme solution pour redresser la compétitivité de la Grèce.

Cette approche est d'ailleurs avancée comme une solution miracle et indolore par différents partis en Europe.

Mais cette voie n'est-elle pas également porteuse de nombreux risques?

La dévaluation n'induit elle pas un appauvrissement de la population en général et des créanciers en particulier, par le biais d'un renchérissement des importations (d'autant que les grecs importent tout ce qu'ils consomment) et donc d'un surcroît d'inflation?

Si la dette reste libellée en euro et que les recettes fiscales sont encaissées en drachme, la dévaluation ne va-t-elle pas entraîner une augmentation de la charge de la dette qui fragilisera de nouveau les finances publiques du pays?

De plus, la Grèce souffre-t-elle d'un simple problème de compétitivité-prix ou plutôt de l'absence de secteurs industriels performants? En d'autres termes, la Grèce a-t-elle quelque chose à exporter?

Admettons que oui et que ces produits souffrent d'un problème de compétitivité prix. Cela signifierait donc que les produits que la Grèce a à exporter sont à faible valeur ajoutée et donc entrent en concurrence avec les produits fabriqués en Chine, au Maghreb...
Dans ce cas, la dévaluation de la drachme devrait être tout à fait considérable pour compenser le différentiel de coûts avec ces pays.

Admettons encore que la dévaluation fonctionne et que ses avantages en terme de hausse des exportations dépassent ses inconvénients en terme de renchérissement des importations, cette solution de facilité consistant à "acheter de la compétitivité" ne fonctionnera qu'un temps si elle n'est pas accompagnée de réformes structurelles.

Je partage tout à fait votre appréciation selon laquelle l'union monétaire a permis aux différents pays de reporter les réformes structurelles en bénéficiant des taux bas permis par le "parapluie" de la crédibilité allemande, héritée du Deutsche Mark.
Néanmoins, les dévaluations compétitives peuvent avoir le même effet soporifique pour les pays qui les pratiquent à haute dose (cf les dévaluations répétées de la France avant qu'elle ne s'engage dans la désinflation compétitive).

La Grande Bretagne, qui a dévalué sa monnaie de 25%, a-t-elle d'ailleurs obtenu un bénéfice significatif en terme d'exportations lui permettant de redresser son économie?

Cette problématique est je trouve assez inquiétante pour l'Europe.
D'un côté tout le monde ne peut pas faire de la désinflation compétitive comme l'Allemagne au détriment de ses voisins et d'un autre côté, la dévaluation compétitive me semble une solution de court terme qui ne règle pas le problème de fond de la concurrence vis-à-vis de la Chine.

La seule solution à mon sens vient du modèle allemand qui doit son succès en partie à sa désinflation compéttitive mais surtout à la présence de filières industrielles puissantes exportant des produits à haute valeur ajoutée qui ne rentrent pas en concurrence avec l'Asie.

Mais ce type d'avantages comparatifs nécessitent des politiques de spécilalisation sur plusieurs décennies et ne risquent donc pas d'aider à court terme nos pauvres amis grecs et portugais...

A priori l'Italie, l'Espagne et la France souffrent, même si c'est pour le moment dans une moindre proportion, des mêmes problèmes structurels que la Grèce (excès de dettes et compétitivtité insuffisante).
Ne croyez-vous pas que si la Grèce dévaluait, cela encouragerait les opinions publiques de ces pays à faire de même ce qui entraînerait le fin pure et simple de l'euro?

08 juillet 2011 - 05:41 PM

Guy Wagner a dit...

Bonjour. Tout d'abord, j'aimerais préciser que je ne considère certainement pas une sortie de la Grèce de l'euro comme une solution miracle et indolore. Une telle solution créerait de nombreux problèmes et risquerait notamment d'être un cauchemar sur le plan légal. Je pense néanmoins que nous avons dépassé le stade des solutions indolores et que la question aujourd'hui est de savoir qu'elle solution sera la moins mauvaise.
Il est évident que si la Grèce sort de l'euro, elle devra en même temps restructurer sa dette. De plus, comme vous le signalez également, une sortie de l'euro n'est pas suffisante pour la rendre à nouveau compétitive. Il faudra des réformes structurelles et une remise en question de son modèle économique.
En fin de compte, la situation se présente comme suit :
- la Grèce ne peut pas honorer sa dette;
- elle ne peut pas se financer dans le marché à des conditions raisonnables;
- cette situation ne va pas se résoudre miraculeusement;
- le pays doit dès lors faire défaut sur une grande partie de cette dette OU
- les autres pays de la zone euro accepteront de le financer durablement;
- ceci équivaudrait à une union fiscale;
- le changement dans l'environnement géopolitique et l'opposition des citoyens sont deux facteurs plaidant contre une telle union;
- toutefois, même si elle devait avoir lieu, les autres pays n'accepteront pas de financer la Grèce sans obtenir des garanties sur la gestion future du pays;
- ils exigeraient notamment une austérité budgétaire très rigoureuse;
- imposer une telle austérité à un pays qui n'est pas compétitif et qui est enfermé dans une union monétaire avec des pays nettement plus compétitifs et se retrouve dès lors avec une monnaie forte entraînerait un coût humain très lourd et condamnerait la Grèce à un avenir sans grand espoir;
- ce qui vaut pour la Grèce vaut malheureusement aussi pour d'autre pays de la zone euro.

11 juillet 2011 - 08:57 AM

Anonyme a dit...

Monsieur Wagner,
La Grèce ne semble pas le seul pays dans la tourmente. On dit aujourd'hui que l'Italie, le Portugal, l’Irlande, l'Espagne empruntent le même chemin. On dit aussi que les États-Unis sont tellement endettés, que les répercussions sur l'Europe ne vont pas tarder. Je ne comprends finalement pas comment fonctionne le système Européen. L'Europe n'a pas pour mission d'être solidaire de ses pays membres ? Cette situation est-elle le résultat d'une ingérence Européenne ? La zone Euro est-elle finalement assez solide ?
Pourquoi spécule t-on sur la dette Italienne particulièrement aujourd'hui ?

13 juillet 2011 - 01:11 PM

Lambeau a dit...

Bonjour Monsieur. Comment" tient "un budget de l'état sur plusieurs années ? Je suis un simple quidam mais lorsque des ministres , d es spécialistes nous expliquent que le budget serait en équilibre par rapport au PIB ? A mon très humble avis cela ne veut rien dire, en effet un budget en équilibre implique un équilibre entre les recettes et les dépenses d'un état, or l'état belge à un déficit de 20% par rapport aux recettes, l'état français fait mieux encore , le déficit serait de 40% idem pour les états-unis. Alors comment cela marche? La planche à billets aurait elle le tournis?

Merci

20 juillet 2011 - 01:05 PM

Patrick a dit...

Dans tous les pays il y a des régions qui sont économiquement plus forts et d'autres plus faibles, je pense qu'il n'y a rien de particulier à cela. Normalement il y a des transferts des régions forts vers les régions faibles: Italie du nord forte vs faible sud, wollonie faible et flandres forte, allemagne de l'est faible et ouest fort. On savait dès le début que le sud de l'europe était économiquement plus faible que le nord avant l'introduction de l'euro. Je pense que c'était une erreur dès le début de mettre en place une union monétaire sans union fiscale. In fine il va falloir choisir si on veut de l'europe ou pas, donc union monétaire fiscale et politique ou rien de tout cela. C'est vrai que l'union européenne n'est pas une zone monétaire optimale, mais les états unies probablement non plus. Mais la construction européenne était un choix politique au départ pour le maintien de la paix en europe. L'enjeu est donc plus grand que le seul intérêt économique. Je pense que d'aller en arrière n'est pas le bon choix et qu'il faudrait aller vers une union fiscale. Ce serait dans la logique des choses telles qu'elles étaient prévus dès le début, de se diriger vers une union toujours plus rapprochée. La différence entre une solidarité à l'intérieur d'un état européen (ex. allemagne de l'est et de l'ouest) et la solidarité entre états (grèce, irlande etc. et reste de l'europe) n'est qu'une question de nationalité. Si on permet au concept de "nationalité" d'entraver à la construction européenne c'est qu'on a toujours pas tirés les lessons de l'histoire. Je pense qu'il faudrait "vendre" l'europe mieux a ses citoyens; actuellement l'accent est trop souvent mis sur ce que l'europe coûte et pas assez sur ce qu'elle rapporte......on a eu 60 ans de paix en europe de l'ouest et que serait l'europe dans un monde globalisé face à la chine, les états unies, l'inde etc sans être unie........mais ce discours s'éloigne trop des marchés financiers qui sont la thématique de ce blog. Je suis désolé d'avoir dévié de la thématique mais je pense que si on rejette la possibilité d'une union fiscale et donc de la continuation de l'intégration européenne, il faut savior que cela a des implications outre les marchés financiers.

03 août 2011 - 10:31 AM

Anonyme a dit...

Merci Mr Wagner.
Il est temps de mettre un peu de bon sens dans la gestion de nos pays.
Un pays se gère comme une maisonnée. Si l'argent rentre, de l'argent peut ensuite sortir.
Nos politiques on passé les 60 dernières année à inventer des moyens pour remettre la dette à demain.
En finance, on appelle ça le leverage.
Quand c'est utilisé à bon escient, c'est parfait, ça stimule la croissance. Quand c'est utilisé pour accroitre la dette, sans mesures allant de pair pour la réduire, ça crée le monstre dans lequel nous vivons : une énorme bureaucratie dictatoriale, qui nie les réalités élémentaires pour s'octroyer quelques jours de luxe (en étant poli) supplémentaire.
Le souci, c'est que nos parents pouvaient dire que ça s'effondrerait plus tard. Aujourd'hui, c'est sur nous que l'avenir repose, effondrement ou marécage infâme...
à choisir, je ne sais toujours pas ce qui serait mieux de la peste ou du choléra.
La seule chose valable est qu'en regardant l'Histoire, on voit quels types de partis avaient intérêt à pousser vers le conflit. Qui était au pouvoir dans les années 30 ?
Qui était au pouvoir avant 1914 ? Quelle politique est menée actuellement ? (indépendamment des étiquettes qu'on a pu leur coller à tord depuis 30 ans...)

05 août 2011 - 01:49 AM

Anonyme a dit...

M. Wagner,

Etes-vous aujourd'hui acheteur d'or physique ?
Merci pour votre réponse.

19 août 2011 - 11:27 AM

Thierry a dit...

Patrick, vous oubliez un petit détail de l'histoire, les Etats-Unis sont "unis" sous la banière étoilé.
Les francais et les irlandais ont voté "NON" à la constutition européenne, à beaucoup d'autre la question n'a même pas été posé.Les politiques sont passés outre pour le bien du peuple qui ne peut savoir et comprendre.
Serait-on prêt à refaire un référendum juste pour voir ce qu'en pense la plèbe ?
Quand à votre excellent exemple de l'Allemagne et sa solidarité "interne" elle ne fait pas l'unanimité, chaque Allemand a depuis 20 ans sur sa fiche de paye le Soli qui est un impôt solidarité pour la reconstruction de l'Allemagne de l'est et ce jusqu'en 2019.
Je ne sais pas s'ils accepteraient facilement un Soli Grèce, Soli Espagne, Soli Italie... Soli France?
Non, l'Europe dont vous parlez aurait existé s'ils n'avaient préféré celle du concombre droit et du camembert au lait pasteurisé.

21 août 2011 - 09:15 AM

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Guy Wagner est chief economist à la Banque de Luxembourg

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