Actualité et analyse des marchés financiers, en ligne avec Guy Wagner
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Faut-il encore acheter des actions ?

samedi 17 septembre 2011 | 10 commentaires | Catégorie: Analyse des marchés

Les dernières semaines ont été pénibles pour un investisseur en actions avec, entre autres, un recul de 30 % de l’indice Euro Stoxx 50 depuis le 1er juillet. Alors que début 2011, les indices boursiers semblaient prêts à revoir leur niveau d’avant la crise de 2008/2009,  aujourd’hui certains d’entre eux risquent de retomber en-dessous des niveaux atteints au plus profond de cette crise.

A la chute récente des cours boursiers vient s’ajouter le fait que le comportement à plus long terme des marchés n’est guère plus réjouissant. A la fin du siècle dernier, le DAX allemand se trouvait autour de 7000. Près de 12 ans plus tard, l’indice s’établit à 5.100. En France, le CAC 40 se trouve carrément 50 % en-dessous de son niveau de fin 1999. Aux Etats-Unis, le S&P500, qui a nettement mieux résisté cet été que les indices européens, accuse toujours un retard de 20 %. Même ceux qui avaient accepté qu’un investissement en actions nécessitait un horizon d’investissement de plusieurs années commencent à trouver le temps bien long et à s’inquiéter de la citation de John Maynard Keynes qu’à long terme, nous serons tous morts. Faut-il dès lors encore investir en actions ?

Avant de répondre à cette question, il est utile de se rappeler ce que représente une action. Pour une entreprise, il existe deux façons de se financer - emprunter ou émettre des actions. Ces dernières constituent des fonds propres alors que les emprunts (titres de dette) représentent des capitaux externes. Les actions diffèrent fondamentalement des titres de dette dans la mesure où elles représentent une participation dans l’entreprise. L’actionnaire est copropriétaire de l’entreprise et le rendement de son investissement dépend des résultats futurs de l’entreprise. Le détenteur d’un titre de dette (généralement une obligation) émis par cette entreprise est par contre un simple créancier et n’est intéressé par la marche future de cette entreprise que dans la mesure où elle affecte la capacité de cette dernière à payer les intérêts annuels et à rembourser à l’échéance.

Il résulte de ce qui précède que celui qui envisage d’acheter des actions dans une société devrait se poser les mêmes questions que celui qui envisage d’acquérir l’ensemble de cette société. Ces questions devraient immanquablement tourner autour des deux volets : qualité et valorisation.

  • Le volet qualité : l’entreprise en question dispose-t-elle d’attributs qui la différencient de la concurrence et qui lui permettent de travailler avec des marges plus élevées et de générer une rentabilité plus importante ?
  • Le volet valorisation : y a-t-il moyen d’acheter cette entreprise à un prix raisonnable, c’est-à-dire à un prix suffisamment bas (par rapport à ses fonds propres, ses actifs, ses bénéfices actuels et futurs, …) que pour pouvoir s’attendre à un rendement suffisamment élevé au vu des risques encourus ?

Pour les sociétés cotées en bourse vient toutefois s’ajouter une composante psychologique. Leur cours de bourse monte ou baisse, souvent sans rapport avec ce qui se passe au niveau de la société. ( A mon grand étonnement,  quelque 10 millions de titres de Coca-Cola sont échangés quotidiennement alors que dans la majorité des cas, il n’y a aucune nouvelle importante sur la société. Pourquoi des investisseurs n’ayant pas envie d’acheter/de vendre Coca-Cola le mardi ont soudain envie de le faire le mercredi ? Je n’ai toujours pas trouvé la réponse.) L’investisseur qui acquiert une participation dans une entreprise privée ne connaît pas ce genre de problème. Il doit uniquement se préoccuper du côté opérationnel de l’entreprise et n’est pas confronté à un marché qui tous les jours, lui donne raison ou tort en lui indiquant un cours en hausse ou en baisse.

Ces fluctuations journalières des cours boursiers peuvent faire peur à l’investisseur, elles peuvent cependant également lui offrir des opportunités. Benjamin Graham a illustré ceci à l’aide d’un personnage qu’il a appelé ‘M. Marché’ et Warren Buffett a souvent partagé l’histoire de ce personnage avec ses actionnaires. La voici : Imaginez que vous et M. Marché soyez partenaires dans une entreprise privée. Tous les jours, M. Marché vient vous voir et vous donne un prix auquel il est soit disposé à acheter votre part dans l’entreprise, soit à vous vendre la sienne. Les résultats de votre entreprise sont relativement stables mais le prix que vous offre M. Marché est loin de l’être. La raison en est que M. Marché est émotionnellement instable. Certains jours, il est très optimiste et ne voit que le côté positif des choses. Ces jours-là, il a tendance à vous offrir un prix très élevé. D’autres jours, il est découragé et pessimiste et ne voit que des problèmes pour l’avenir. Le prix qu’il vous propose est alors très bas. M. Marché a un autre trait de personnalité intéressant : il est persévérant et ne vous en veut pas si vous rejetez son offre et reviendra immanquablement le lendemain. Une transaction ne se fera que si vous êtes prêt à la faire. Dans ces conditions, il est extrêmement important pour vous de ne pas vous laisser influencer par l’humeur de M. Marché et de ne pas tomber sous son charme. Vous n’êtes intéressé que par son portefeuille, pas par sa sagesse.

L’histoire supra peut paraître démodée dans le monde actuel où l’investissement est souvent présenté comme quelque chose de compliqué et de mystérieux avec des théories comme celle, stupide, sur les marchés efficients et où souvent les programmes informatiques l’emportent sur le bon jugement dans la prise de décision. En vérité, il se trouve que rien n’a changé : acheter des actifs de qualité à un prix raisonnable reste la meilleure recette pour un investissement gagnant sur le long terme. 

Il y a cependant une autre leçon très importante dans l’allégorie du M. Marché. Vous ne pouvez profiter de son caractère instable que si vous êtes mieux à même de valoriser votre entreprise que lui. Je suis souvent étonné par le nombre de personnes qui achètent des actions d’une société sans avoir la moindre idée de ce que vaut cette société. Or, vous ne pouvez profiter d’un cours de bourse particulièrement bas ou élevé que si vous avez une référence par rapport à laquelle il vous est possible de conclure que ce cours est très bas ou très élevé. Chez BLI - Banque de Luxembourg Investments, nous appelons cette référence la valeur intrinsèque de la société. En l’absence d’une telle référence, vous vous exposez totalement aux aléas du marché, avec le risque de devenir vous-même M. Marché.

Acheter des entreprises de qualité à des cours raisonnables peut paraître évident. Force est toutefois de constater que dans la pratique, les choses ne sont pas aussi simples. La bulle Internet de la fin des années 90 reste une des meilleures illustrations de ceci. Des entreprises nouvellement créées et ne faisant aucun bénéfice (voire, dans certains cas, ne générant aucun chiffre d’affaires) avaient soudain des capitalisations boursières énormes alors que d’autres étaient complètement délaissées malgré des résultats solides. Pour un gérant, ceci pose un problème très concret : céder à un phénomène de mode sous la pression des marchés et, souvent, des clients ou persévérer avec une stratégie qui a du sens avec le risque de perdre de nombreux clients qui vous reprochent de ne plus ‘être en phase avec le marché’? Chez BLI, nous avons fait nôtre une autre citation de Warren Buffett : ‘Nous n’avons pas besoin d’être plus intelligents que les autres, nous avons juste besoin d’être plus disciplinés que les autres.’ Pour le reste, on a les clients qu’on mérite.

Pour revenir à la question de départ ‘faut-il encore acheter des actions’, il convient de noter tout d’abord que cette question est trop vague. Après tout, il ne viendrait à l’esprit de personne de demander s’il faut encore être propriétaire d’une entreprise. Or, comme indiqué supra, acheter une action d’une entreprise, c’est devenir copropriétaire de cette entreprise. (A noter que ceci n’est vrai que dans des pays où les droits des actionnaires et, notamment, des actionnaires minoritaires, sont protégés.) Risque de récession ou crise européenne, on ne voit que peu d’entrepreneurs se débarrasser de leur entreprise. En tous cas nettement moins que d’investisseurs se débarrassant de leurs actions (en rappelant cependant que pour chaque vendeur, il a un acheteur). De plus, à moins d’être obnubilé par les indices boursiers, acheter ‘des actions’ ou ‘le marché’ ne veut rien dire. La question doit plutôt être reformulée comme suit : ‘Peut-on trouver aux cours actuels des entreprises de qualité dont la valorisation est suffisamment basse que pour offrir une perspective raisonnable d’un rendement attrayant sur le moyen à long terme’? Le côté ‘moyen à long terme’ dans la question est important. ‘Acheter des entreprises de qualité à des cours raisonnables n’est pas une formule pour gagner rapidement beaucoup d’argent. De nombreuses études ont montré que sur le court terme (moins d’un an), il n’y a pas de corrélation entre valorisation et rendement. Une entreprise de qualité achetée à bas prix peut devenir encore moins chère à court terme, ce qui signifie généralement que son cours aura baissé.   

La réponse à la question reformulée est oui.

Commentaire(s)

guy agin a dit...

Bonour Monsieur Wagner
J'avoue qu'il n'est pas facile d'acheter des actions ces temps-ci. Une dégringolade n'attend pas l'autre.
Ma question est: Pourquoi l'annonce de la FED de vendre pour 400 milliards de bons du trésor courte échéance pour en racheter à échéance plus longue a-t-elle fait chûter les marchés dans de telles proportions? Deuxième question: Est-ce que vous voyez la lumière au bout du tunnel?

22 septembre 2011 - 05:23 AM

rolf lüg a dit...

N'est-il pas aléatoire d'acheter des actions en ce moment, où l'on sait pertinemment que le lendemain leurs prix sera inférieur à la veille? N'assiste-t-on pas à une sorte de "dépression" sur le marché action? Un genre de report d'achat, dans le temps, dans l'espoir de prix meilleurs?

Croyez-vous que les politiques peuvent vraiment être d'un grand secours à l'heure actuelle? Car à part se réunir ici-et-là à travers le monde pour fixer la prochaine date de leurs réunions nombreuses et inutiles, je ne vois pas beaucoup d'actions concrètes.
Merci

24 septembre 2011 - 05:57 PM

mokette a dit...

Pour moi les véritables questions sont:

qu elle actif faut il détenir?

Monetaire?? EUR/USD/etc...
Physique: or/agrent/matiere premiere
Financier: Actions

Qu elle stratégie adoptée

Buy and hold
Active long short

Je ne vais pas faire un long développement.

Nous traversons une crise de liquidité tout comme en 2009.Ce genre de crise sera notre quotidien dans les années à venir.Au delà de la crise de la dette souveraine , la baisse des marchés est surtout expliqué par l'anticipation de crash sur la chine et autre pays émergent.
En effet le problème grecque n 'explique pas a lui seul la chute des métaux industriels.Seul une vision pessimiste sur la chine justifie le désamour temporaire pour les matières premières.
A coté de cela nous avons la variable politique monétaire qui tente de sauver coute que coute un système voué a s'effondrer.
La Grece est comme une personne qui touche le revenu minimum (disons 1500 euros) et a qui des banques privée ont prêter 60 millions d euros.Lorsque la première écheance arrive , cet individu ne peux pas payer.Il est en défaut....lol Les sauveurs et bienfaiteur de l humanité décide de le sauver en prêtant a ce mauvais élève 1 millions a 15% lol.Pour donner l illusion que tout va bien.

Ces prêts constitue bien sur erreur qui tot ou tard doit se payer cash.

La nous arrivons au point crutial: Qui dois payer ces erreurs?
Les grecques? En analysant leur revenus on se rend très vite compte qui ne le pourront jamais.Les infrastructure construit pour les jeux olmpique ne leur rapporte rien....La seule ressource est de l huile d olive qui ne suffit même pas a payer le service de la dette
Les actionnaires de ces banques , ou les détenteurs des dettes grecques acheté sur le marché secondaires: Hors de questions car cela reviendrai a sacrifier le système.
Il reste le peuple: a travers la rigueur (austérité , aug des impôts) et une politique monétaire inflationniste.

Guy pouvez vous clarifier votre affirmation dans le contexte de la crise grècque : "L’actionnaire est copropriétaire de l’entreprise et le rendement de son investissement dépend des résultats futurs de l’entreprise." Il me semble que cette règle de base n est pas applicable dans ce cas précis pour les actionnaires des banques investies fortement en Grèce.

La valeur de leur investissement doit etre égale a 0.

La solutions choisie démocratiquement (lol) de faire supporter ces erreurs de gestion sur l ensemble de la population nous pouvons aborder la stratégie en terme d investissement.

La solution choisie pour sauver le système est clairement l'inflation.L'allemagne qui faisait de la résistance est en train de céder.Démission du chef économiste , vote au parlement etc...Désormais on peux acheter de la dette grecque avec de l argent qui n existe pas.(Filer 1 million a notre pauvre bougre qui dois tout de meme 60 millions déja)
Innévitablement l'inflation va revenir et la valeur réelle de la dette baissera.Si on parle de 10 pourcent par an , la dette de notre bougre vaudra dans 1 an (60/1.1)=54 millions.Houra 6 millions de remboursé juste grace a la politique monétaire.Mais sur chaque pièce il y a son revers.Les prix monteront.
Alors kelle stratégie adopter?

Une géstion active car a chaque crise (qd il vient l heure pour le bougre de regler capital + interet) il faudra créer un sentiment de panique pour le sauver.

Le but ultime est de préserver son capital contre le monstre qu est l inflation.attention pas celle calculée officellement c'elle que l ont vit au jour le jour.

Aussi je privilégie les actifs réels comme l or , l argent , les matières premieres.
Mais aussi les actions et les pays a fort potentiel de croissance.
Les pays dont la monnaie est lié au matiere premiere ou dont l economie est a fort potentiel.

Alors faut il acheter des actions: ma réponse est oui
uniquement dans le cadre d'une gestions active.Le cash est le pire investissement.




02 octobre 2011 - 02:50 PM

Guy Agin a dit...

Monsieur Wagner
Je me pose une question qui n'a peut-être pas rapport avec le sujet qui nous occupe. Nicolas Sarkozy admet désormais qu'il faudrait recapitaliser les banques française*. Christian Noyer président de la Banque de France déclarait dans une interview au Journal du Dimanche le 25 septembre:

"Bruna Basini : Les banques françaises sont-elles solides?

Christian Noyer : Elles sont très solides. Elles ont une base de capital importante, comparable à celle des autres banques européennes et elles sont rentables. Et tant que superviseur, nous sommes vigilants et nous connaissons leur bilan. Aucune ne cache d'actifs toxiques."
Est-ce que quelqu'un nous ment quelque part?


*(in l'expansion 07/10/2011)

08 octobre 2011 - 02:06 AM

Jacob a dit...

Bonjour,
Ma question n'a rien à voir avec votre article, mais n'est pas hors sujet, car à mon avis tout est lié.
Je voulais avoir votre avis sur les directives européennes de recapitalisation des banques. J'avoue ne plus comprendre le fonctionnement, comme les banques font de moins en moins de crédits et qu'elles ont de moins en moins de fonds, d'où proviendraient les fonds nécessaires à ces recapitalisations.

12 octobre 2011 - 03:53 PM

Bonzaï a dit...

Les discours sont en effet très contradictoires : Nicolas Sarkozy paraît très pessimiste et propose de re capitaliser les fonds propres, une solution qui n'est pas sans conséquence, tandis que Christian Noyer est très optimiste et pour lui, les Banques françaises ne cachent pas d'actifs toxiques, et n'auront donc pas trop de difficultés face à un défaut de paiement de la Grèce ?

Pour une fois, je suis plutôt de l'avis avec N. Sarkozy mais je ne connais pas toutes les conséquences d'un tel changement (fusion de Banque ? hausse des crédits ? etc)

Une idée similaire a été proposée très récemment par le président de la Commission européenne José Manuel Barroso qui est d'augmenter le minimum de fonds propres à 9% contrairement au minimum de 7% actuellement fixé par Bâle III. Dans ce sens, je crois qu'un Bâle IV est en cours de projet pour les années à venir...

J'aimerais également connaître votre avis sur la question, Mr Wagner.

15 octobre 2011 - 04:34 PM

OlivierR a dit...

@Guy Agin : M. Noyer a raison, et de toute façon comment pourrait-il en être autrement ? le seul problème reste que M. Noyer ne connaît pas dans le détail les postes "hors bilan" des banques...

25 octobre 2011 - 07:20 AM

O.ROBIN a dit...

"Les marchés actions" ne sont pas tous "baissiers", l'indice de référence mondial (S&P500) étant haussier depuis mars 2009 (680pts) et à ce jour du 24/10/2011 en hausse de 84%. J'écrivais sur ce blog début octobre 2010 (alors que le S&P pricait 1050/1075pts) : "un long rallye haussier depuis le début Juillet 2010 avec pour premier objectif le range 1300-1500 points qui pourrait d'ailleurs être facilement atteint dés cette fin d'année, sans pour autant éviter de sensibles consolidations ou corrections passagères... Et toute l'année 2011, toujours sur la base de l'AT, semble par ailleurs poursuivre le mouvement haussier avec des objectifs trés élevés". Certes le range a été atteint en janvier 2011 et non en 2010, mais il est néanmoins confirmé un "rallye haussier depuis juillet 2010... étendu à tout 2011". Enfin pour l'instant c'est factuel et graphiquement parlant il n'y a aucune raison à ce que la dernière vague V débutée mi-août 2011 (niveau trés supérieur au point bas de juillet 2010) prenne fin en 2011, n'en déplaise à "Alex". Les seuls marchés boursiers à être positif depuis le 1er janvier sont les marchés US et ils restent haussiers !!! pas certain d'ailleurs qu'en terme de performances les autres marchés réduisent leur "retard" d'ici le 31/12/2011... autant rester positionné sur l'indice de référence mondiale !

25 octobre 2011 - 08:04 AM

Orpostal a dit...

Je pense que oui

27 octobre 2011 - 03:51 PM

Mokette a dit...

Ce qui nous attends va en reforidir plus d un.
Croyez moi meme en recessions les actions monteront du fait de l inflation.Pour savoir ou l on va il faut savoir d ou l on viens.Revisitez la grande depression et peux etre comprendrez vous.
Le systeme financier est cassé.On ne peux plus le réparer.Il faut le changer.
Les discours des politiques ne sont que mensonges.Le systeme financier est au bord de la ruine.Les banques sont techniquement en faillite.On essaie de faire payer au peuple ces dettes monumental.Celui ci ne pourra jamais payé.Tout va s effondrer selon mon comme un chateau de carte.Les assurances suivront , des pays vont sortir brutalement de la zone euros avec tout les probleme que ca va générer.Imaginez la grece qui sort de l euros.Une entreprise grecque qui fait un credit a londres en euros , avec une assurance en france etc....
Le chaos vous verrez.

10 janvier 2012 - 01:14 AM

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Guy Wagner est chief economist à la Banque de Luxembourg

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