Actualité et analyse des marchés financiers, en ligne avec Guy Wagner
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Considérations estivales (2) : Que penser de l’augmentation du cours de l’or ?

lundi 26 juillet 2010 | 9 commentaires | Catégorie: Analyse des marchés

2009 s’est révélé un bon millésime pour l’or. En effet, le cours de l’or a progressé de 24 % en dollar US et 21 % en euro. Cette bonne performance s’est maintenue en 2010, le cours de l’or gagnant encore 13 % en dollar US et 32 % en euro. Ces chiffres soulèvent la question de savoir si l’or est aujourd'hui sur acheté et si une bulle est en train de se créer.

J’ai souvent dit qu’il est difficile de considérer l’or comme autre chose qu’une spéculation : ses applications économiques sont limitées et il ne génère aucune forme de revenu. En raison de son absence de valeur intrinsèque, il est impossible de le valoriser – du moins selon les normes traditionnelles. Il n'a de valeur que celle que les gens lui donnent. Le seul moyen de gagner de l’argent sur l’or est de trouver une autre personne prête à payer un prix plus élevé. Comme l’a dit Warren Buffett : « L’or est extrait du sol en Afrique ou ailleurs. Puis nous le fondons, nous creusons un autre trou, nous l’enterrons de nouveau et nous payons des gens pour le garder. Il n’a aucune utilité. Quiconque nous regarderait depuis la planète Mars demeurerait perplexe. »

Cela dit, acheter de l’or a produit des résultats exceptionnels lors de certaines périodes historiques. Entre 1976 et 1980, le cours de l’or a quintuplé et ces dix dernières années, il est passé de 300 dollars US à 1 200 dollars US. Il est donc intéressant de jeter un œil sur les facteurs qui par le passé ont déclenché une hausse du cours de l’or.

Cours de l’or depuis 2000 (en USD)

D'une manière générale, l’or augmente lorsque les gens perdent confiance dans la monnaie fiduciaire. En règle générale, c’est le cas lorsqu’ils ont l’impression que le risque d'une hausse de l’inflation est élevé ou lorsque le risque d’insolvabilité augmente, c’est-à-dire lorsque les gens craignent que leur banque ne soit plus digne de confiance ou que les gouvernements ne parviennent plus à rembourser leurs dettes. Ces deux risques sont présents dans le contexte actuel compte tenu des niveaux dangereusement élevés de la dette publique. L’or est la monnaie de la peur. Il sert d’instrument de mesure de la santé du système financier et monétaire.

Il est important de noter qu’étant donné la petite taille du marché de l’or, il suffit que quelques investisseurs achètent de l’or pour que son cours augmente. La quantité totale d’or disponible à des fins d’investissement (c’est-à-dire à l’exclusion de l’orfèvrerie et des applications industrielles, ainsi que des réserves des banques centrales) représente environ 0,5 % du total des actifs financiers mondiaux. Même une petite progression de la demande d’or à des fins d’investissement représente une quantité d’or impossible à satisfaire par l’extraction minière ou le recyclage de bijoux, du moins à court terme.  D’après le cabinet d’études canadien Bank Credit Analyst, une augmentation d’un pourcent de la part de l’or dans les portefeuilles des investisseurs engendrerait une multiplication par trois du cours de l’or par rapport à son niveau actuel.

En dehors de la hausse de l’inflation et du risque d’insolvabilité, deux autres facteurs soutiennent le cours de l’or.

Du côté de la demande, il y a l’émergence de l’Asie où l’or a une autre image que dans le monde occidental. En novembre dernier, l’Inde a conclu un accord en vue d’acheter 200 tonnes d’or au FMI. La Chine devra continuer à acheter de l’or si elle veut maintenir la part actuelle de l'or dans ses réserves totales. Si la Chine décidait de remonter cette part à son niveau d’il y a dix ans (les réserves de la Chine ont augmenté tellement rapidement ces dix dernières années que la part relative de l’or dans ces réserves a reculé), la demande d’or serait dynamisée. Les banques centrales d’autres pays émergents semblent elles aussi prêtes à acheter de l’or aux cours du marché afin de diversifier leurs réserves.

Du côté de l’offre, la production des mines d’or a atteint son apogée en 2001 avec 2.600 tonnes et est en recul depuis lors, notamment dans les pays producteurs traditionnels (Australie, Canada, Afrique du Sud et États-Unis). Il n’est pas facile d’inverser ce déclin. Peter Munk, fondateur de la société Barrick Gold, a déclaré récemment que personne ne réalise à quel point la situation de l’offre est grave, les grands gisements approchant de la fin de leur durée de vie utile tandis que la nouvelle production devient de plus en plus difficile et onéreuse. 

Comme il est impossible de valoriser l’or au moyen des mesures traditionnelles, les analystes étudient souvent la relation à long terme de l’or avec d' autres actifs ou avec des variables économiques. Parmi celles-ci :

- le ratio entre le cours de l’or et le marché boursier. Le ratio « or/Dow Jones Industrial Index (DJII) » s’établissait à 1 en 1980, à la fin de la dernière période de hausse du marché de l’or (cours de l’or : 850 dollars US, DJII : 850), a chuté à 0,025 en 1990 (or : 290 dollars US, DJII : 11 500) et s’est redressé depuis à 0,12 (or : 1200$, DJII : 10 200). Certains pensent que ce ratio pourrait encore augmenter pour revenir à 1 si, par exemple, le marché des actions perdait la moitié de sa valeur et le cours de l’or montait jusqu’à 5 000 dollars US par once. Il est important de noter cependant qui si on exclut les extrêmes, le ratio entre l’or et le marché boursier s’établit actuellement plus ou moins au niveau de sa moyenne à long terme ;

- le ratio entre l’or et le pétrole. En 1973, une once d’or aurait acheté 42 barils de pétrole. En juillet 2008, une once d’or valait six barils de pétrole. Le ratio actuel entre l’or et le pétrole est proche de sa moyenne à long terme ;

- le ratio entre l’or et le PIB (Produit Intérieur Brut) mondial. En 1980, la valeur de marché du stock d’or extrait par rapport au PIB mondial a atteint un plus-haut de 25 %. Il est retombé en-dessous de 3 % en 2002 et s’établit actuellement à 8 %. Là aussi, il est important de se rappeler que 1980 et 2002 étaient des extrêmes. Si nous comparons le cours de l’or au revenu par habitant du G7, par exemple, nous verrons que ce revenu équivaut actuellement à une quarantaine d’onces d’or, tandis que ces 40 dernières années, il était équivalent à 60 onces en moyenne.

Enfin, bien que l’or ait atteint dernièrement un niveau record en termes nominaux, il reste presque 50 % plus bas que lors de son plus-haut de 1980 en termes réels, c’est-à-dire après ajustement pour l’inflation. Pour le ramener à son niveau record en termes réels, un cours nominal de 2 300 dollars US par once serait nécessaire. À cet égard, il est intéressant de constater que les matières premières atteignent généralement de nouveaux plus-hauts en termes réels lorsqu'elles sont dans un marché structurellement haussier.

Un investisseur cherchant à acheter de l’or doit cependant savoir que le cours de l’or est maintenant devenu très dépendant d'un maintien de la demande à des fins d'investissement. L’une des propriétés qui rendent l’or attrayant en tant que valeur de réserve – le fait qu’il est quasiment indestructible – est également son point faible. La quasi-totalité de l’or extrait jusqu'à maintenant est encore en circulation. Ainsi, même avec une stagnation ou un recul de la production minière, la quantité d’or qui pourrait théoriquement entrer sur le marché est énorme. Selon le World Gold Council, entre 2007 et 2009, l' offre d’or s'est élevée à 11.125 tonnes. Elle se composait de 6.402 tonnes venant des mines (production d’or), 757 tonnes venant des ventes par les banques centrales et 3.966 tonnes venant du recyclage d’anciens bijoux en or. Pendant cette période, 7.646 tonnes seulement ont été achetées pour les besoins de la création de bijoux ou pour des applications industrielles ou dentaires. Le reste a été acheté à des fins d’investissement. En 2009, la demande pour investissement représentait presque 40 % du total de la demande, contre 5 % en 2000. L’écart potentiel entre l’offre et la demande industrielle et en train de se creuser étant donné que la demande de l’orfèvrerie et de l’industrie est sensible au prix et diminue donc en raison de la hausse du cours de l’or (la demande du secteur de l’orfèvrerie a reculé de presque 30 % entre 2007 et 2009, la demande industrielle de 20 %). Il y a également la possibilité que certains pays vendent une partie de leur réserve d’or afin de consolider leur budget. Cependant, le fait que le Central Bank Gold Agreement, qui stipule qu’un maximum de 400 tonnes d’or peuvent être vendues chaque année par les banques centrales des principaux pays industrialisés, a été renouvelé en août 2009 pour une période de cinq ans devrait limiter ce risque.

Pour conclure, je ne pense pas qu’une « bulle de l’or » soit en train de se constituer, comme celle qui s’est produite (avec le recul) en 1980. À l’époque, le cours de l’or avait progressé de 80 % en un mois, était retombé, avant d’hiberner pendant 20 ans. À l’inverse, bien que l’or ait beaucoup augmenté ces dernières années, on a régulièrement assisté à des corrections de plus de 10 % et il n’y a jusqu'à présent pas eu de hausse parabolique du cours. Ce type de comportement correspond beaucoup plus à un marché haussier qu’à une bulle.

Cours de l’or entre 1975 et 2000 (en USD)

Que l’on estime que cette période haussière touche à son terme ou qu’elle en est encore à ses débuts dépend de l’opinion que l’on a de la situation économique et financière. J’ai commencé cet article en disant que l’or n'a de valeur que celle que les gens lui donnent. On peut toutefois dire la même chose de la monnaie fiduciaire. L’intégrité de la monnaie fiduciaire est actuellement remise en question car de plus en plus de personnes craignent sa dévaluation implicite (inflation) ou explicite (dépréciation, réforme monétaire). Si le pire de la crise est derrière nous, ces craintes devraient s’apaiser et l’intérêt des investisseurs pour l’or se dissiper. Sinon, le cours de l’or pourrait continuer à monter.

Commentaire(s)

Anonyme a dit...

Bonjour,

Dans vos dernières perspectives, vous parlez d'un défaut de paiement des états et de réforme monétaire - quelle est la probabilité de tels scénarios ? Dans ces scénarios, est-ce que l’or est une solution pour protéger son capital ? Quel pourcentage du patrimoine, recommanderiez-vous de détenir en or ? Existent-ils d’autres solutions ?
Détenez-vous de l’or dans votre fonds BL-Global Flexible ?
Qu’en est-il des mines d’or ?

Merci

27 juillet 2010 - 08:53 AM

WILLIAM FOULKES a dit...

Dear Guy,

Absolutely the best comment I have read on gold - I bet Jim Rogers & Marc Faber wish they had said that...

One point: a Swiss recently published in Barron"s his estimate of an inflation-adjusted gold high around $7,000
based upon John Williams' Shadowstats .com "cleaning
up" US inflation figures - removing "hedonics" & other
Clintonesque shennanigans.

Also, the gold/silver argument I'm sure you know.

I'm disappointed your bank does not sell silver but expect to open an account soon based on the performance of your investment funds and your approach.

I'll see Yves Georges again one of these days & hope to
see you at the same time,

Kind regards,

Bill Foulkes

27 juillet 2010 - 09:23 PM

mokette a dit...

Excelent travail Guy
Je pense aussi que le marché de l or n est pas encore en phase de bulle.
En ce qui concerne la valeur intrinseque de l or , je pense pour ma part qu elle est directement liée a la création monétaire.Un graphique présentant l evolution de la masse monetaire et l evolution du cours de l or est assez révélateur.
Comme vous le faites remarquer , les perspectives du marché de l or est fortement conditionné a la sortie de crise et au retour de la confiance en la monnaie fiduciaire.
Si effectivement la crise est derniere nous , alors plus de raison de stimuler l economie avec des injections massives de liquidité dans le système.On peut même imaginer une hausse des taux d'interet.
Pour ma part je pense que la probabilité que la crise soit dernière nous est aussi important que de trouver les bons numero au loto.Cette probabilité existe mais demeure tres faible.
La situation d endettement publique des états va aboutir a des politiques d austérité (FMI me font délirer) , et a encore plus de méfiance vis a vis des monnaies fiduciaires.Le phénomène d endettement des états n en est qu a un stade primaire selon moi.D autre plans de sauvetage devront etre mis en place pour maintenir le système avec l état comme dernier rempart.On lit dans les journaux que l europe a mis en place un plan de sauvetage de la grece.Toute personne logique , comprend que ce n est pas la grece qu on a sauver , mais toutes les banques, assurances europeene qui detiennent des bonds greques.Si mes souvenir sont bons l europe a mis en place un plan de 700 milliards .....Je doute que ce plan puisse suffire a garantir la dettes des PIGS.Pour squver le systeme et eviter que des banques , assurance et autre intermediaires financier ne soient mis en faillite on va mobiliser beaucoup plus de fonds.Les états au final finiront encore plus endetté , et les plan d austérité seront encore plus fort...et donc les gens vont consomer moins et adieu la reprise....
Ce que les gens doivent comprendre c est que toutes les bulles n ont pas explosée(Real estate, prêts banque europeéne en europe de l est, bon du tresor US , etc......).Elle le feront chacune a leur tour.....Et a chaque explosion , on imprimera des billets pour sauver le systeme.Et donc a chaque explosion dune bulle l or montera lentement mais surement.
La sortie de crise , ne se lit pas dans une amelioration des benefices de socitétés qui avait destockée en 2008, ou dans le PIB dopé par de creation monétaire.Un bien meilleur indicateur dela fin de la crise sera la fin du trend haussier de l or.Pour ma part il sera temps de vendre la relique barbare lorsque votre boulanger s y interessera.
Quelle est la valeur d un billet de 500 euros?le prix du papier et de l encre.....ou la confiance que vous lui accordez?Vous voyez Guy , la valeur des choses est toujours relative.L or au moins vaut le prix de son extraction et de sa rareté.
Il y a une epoque pas si lointaine 1 once d or valait 35 USD.Une once vaut aujordhui 1260 USD.Quel serait le prix de l or si on compare le nombre de dollars en circulation sur le nombre d once d or disponible sur terre?Je ne sais pas qui de l or ou du dollar a perdu de sa valeur.....J ai lu quelque part que en 1750 avec une once d or on pouvez ce payer un beau costume....aujourdhui aussi :+)
Finalement , n oubliez pas que pour sortir de la crise de 1929 , il a fallut une guerre mondial......n allez pas imaginer qu avec un plan de relance de type keynesiens on va s en sortir, dans un environnement ou les agents économiques sont hyper endetté.Je crains que le pire est a venir....
C est l éternel debat entre les keneysiens et l ecole autrichienne.

28 juillet 2010 - 02:55 AM

mokette a dit...

Voici une petite video amusante d un gars qui essaie de vendre dans la rue 1 canadian Mapple d une once d or pour 50 dollars (valeur facial a l epoque).Cette once vaut a ce moment 1100 USD.
Comme vous l avez indiqué la valeur intrinsèque dépend de chacun.
http://www.youtube.com/watch?v=Gk5aRIz17fk
on entrera dans une phase de bulle lorsque les gens connaitront le prix de l or....
Pour le moment seul les gens avertis achètent.Les coffres en suisse sont rempli....
Pour le moment les monarchie du golfe rappatrient leur avoir en or detenu a londre , Hong kong idem etc...Juste pour illustrer le niveau de confiance dans lequel nous nous trouvons
http://www.marketwatch.com/story/hong-kong-recalls-gold-reserves-from-london-2009-09-03?siteid=rss&rss=1
http://www.commodityonline.com/news/Dubai-to-get-back-gold-reserves-from-London-banks-18124-3-1.html

Pour revenir a la fin de la video , je ne cautionne pas les theorie de ce Monsieur.Libre a vous de la diffuser sur votre blog.

05 août 2010 - 12:41 AM

Guy Agin a dit...

Bonjour Monsieur Wagner. Votre commentaire est comme toujours extrèmement pertinent, intéressant et tombe à point nommé. La crise que nous vivons est loin de se résorber, bien au contraire, encore ce soir le professeur Kotlikoff de l'université de Boston nous annonce la faillite des USA sur Bloomberg. Ne serait-il pas pertinent à ce stade-ci d'acheter une grande quantité d'or, ne serait-ce que pour protéger un capital durement acquis? Le ratio dette/PIB de la plupart des états (parmis les plus importants) séjourne à des niveaux insupportables en ce moment. Si les marchés boursiers chûtent de moitié à cause d'une conjonture difficile et que la monnaie connaît une dévaluation implicite ou pire encore: explicite, est-ce que l'or ne serait pas une voie qui représente un hâvre, qui ne produit pas de gain de capital je vous le concède, mais qui assure du moins une préservation de celui-ci?

Vous dites en fin d'article que: "si la crise est derrière nous ces craintes devraient s'apaiser" qu'elles sont les raisons qui vous font croire que la crise pourrait être derrière nous?

Merci infiniment de nous fournir une vision aussi claire et précise de la situation macroéconomique actuelle.

11 août 2010 - 05:11 AM

Guy Agin a dit...

Voici la référence de l'article dont je fais mention:

"U.S. Is Bankrupt and We Don't Even Know: Laurence Kotlikoff"
By Laurence Kotlikoff - Aug 10, 2010 9:00 PM ET
Bloomberg Opinion

http://www.bloomberg.com/news/2010-08-11/u-s-is-bankrupt-and-we-don-t-even-know-commentary-by-laurence-kotlikoff.html

11 août 2010 - 05:15 AM

CFC a dit...

Quelques citations qui font réfléchir.

“Gold and silver are money. Everything else is credit”
J.P. Morgan

“Betting against gold is the same as betting on governments. He who bets on governments and
government money bets against 6,000 years of recorded human history”
Charles de Gaulle

“The Budget should be balanced, the Treasury should be refilled, public debt should be reduced, the arrogance of officialdom should be tempered and controlled, and the assistance of foreign lands should be curtailed lest the Republic become bankrupt. People must again learn to work, instead of living on public assistance.”
Marcus Tullius Cicero, 55 BC

"You have a choice between the natural stability of gold and the honesty and intelligence of the members of government. And with all due respect for those gentlemen, I advise you, as long as the capitalist system lasts, vote for gold"
George Bernard Shaw

12 août 2010 - 02:02 PM

mokette a dit...

très populaire la relique barbare ........

14 août 2010 - 03:30 AM

Degeest a dit...

Monsieur,
Je voudrais apporter une légère correction à votre article quand vous dites que l'or n'a pas d'utilité. Son usage principal n'est pas l'investisseur, ni les nouveaux achats de certaines banques centrales, mais la joaillerie. Celle-ci sert de parure aux femmes, ou de signes de pouvoir chez les puissants.
Enfin, les stocks énormes des banques centrales garantissent la confiance réciproque entre ces Etats et participent à la couverture de leurs billets de banque.
D'après Monsieur Soros, une bulle d'or a déjà commencé, mais n'est pas terminée. Vous dites aussi que la hausse de l'or n'est pas parabolique : je trouve que si, lorsque vous regardez le graphique du prix de l'once d'or depuis les 8 dernières années. Sur une période plus longue, vous avez raison. Tant que le taux d'intérêt est si bas, l'or pourrait encore monter, à mon avis, à cause des craintes d'inflation future.

18 août 2010 - 11:11 AM

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Guy Wagner est chief economist à la Banque de Luxembourg

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