Le fonds a profité de la correction des marchés boursiers pour légèrement augmenter son allocation nette en actions. Au 19 février, celle-ci s’établit à 34 %, contre 30 % à la mi-janvier. Toutefois, alors qu’il y a un mois, cette allocation s’expliquait par le fait que le fonds détenait 55 % d’actions dont 25 % furent couverts par la vente de Futures, BL-Global Flexible est aujourd’hui investi à 72,5 % en actions dont 38,5 % sont couverts par des Futures.
Le recours aux instruments dérivés pour arriver à une allocation nette en actions de 34 % peut à première vue paraître plus risqué qu’une structure classique consistant à ‘simplement’ détenir 34 % d’actions. L’augmentation parallèle du pourcentage investi en actions et de sa couverture s’explique cependant par notre conviction que les entreprises de qualité que le fonds détient devraient surperformer le marché, que ce soit à la hausse ou à la baisse. Les raisons à l’origine de cette conviction sont décrites dans mon article de hier dans la partie ‘analyse’. Il importe également de souligner que ne pas avoir recours aux Futures nous obligerait à maintenir une part importante des actifs du fonds en liquidités ne rapportant quasiment rien, étant donné que le pourcentage investi en obligations s’établit seulement à 22,5 %.
Le portefeuille obligataire reste essentiellement investi en emprunts d’Etat, la part des emprunts du secteur privé ayant même été réduite à la suite de leur bonne performance en 2009. En ce qui concerne la zone euro, les seuls emprunts d’Etat détenus sont ceux de l’Allemagne et des Pays-Bas. 15 % du portefeuille obligataire sont en euro, les 7,5 % restants étant en dollars américain, australien et néo-zélandais, couronne norvégienne, real brésilien et roupie indonésienne.


Theseos a dit...
Cher Monsieur Wagner,je suppose que le hedging que vous faites avec les Futures réprésente également un coût? Pouvez-vous nous en dire plus s.v.p. Merci.
23 février 2010 - 11:07 PM
Guy Wagner a dit...
Bonjour. Dans le cas des Futures sur les principaux indices boursiers, il n'y a pas de coût implicite. La situation est différente pour les Futures sur certaines matières premières par exemple.24 février 2010 - 11:25 AM
ORobin a dit...
Pourriez-vous préciser svp ? à ma connaissance il n'existe aucune couverture sans coût implicite, et pour la bonne raison que le coût d'opportunité constitue à lui seul un coût implicite...Par ailleurs vous citez dans votre réponse le cas des "Futures sur indices" : les "38,5% d'actions couverts par des Futures" seraient en fait couverts par "des Futures sur indices" ?
10 mars 2010 - 11:49 PM