Au mois de septembre, la VNI (Valeur Nette d’Inventaire) du fonds BL-Global Flexible a reculé de 1,67 %. Sur les neuf premiers mois de l’année, la performance du fonds est de 8,49 %. La mauvaise performance en septembre peut surprendre dans la mesure où les marchés boursiers ont enregistré une forte hausse lors du mois écoulé et que BL-Global Flexible a une allocation (nette) en actions de près de 40 %. Elle s’explique essentiellement par deux éléments :
- le rebond de l’euro. La monnaie européenne s’est appréciée par rapport à l’ensemble des autres devises et notamment par rapport au dollar américain (+ 7,5 %). Dans la mesure où le fonds a plus de la moitié de ses actifs dans des monnaies autres que l’euro, alors que sa VNI est exprimée en euro, on peut estimer que le recul de ces monnaies lui a coûté quelque 3 % ;
Evolution par rapport à l'euro

- la sous-performance des entreprises de qualité que BL-Global Flexible a tendance à privilégier. Pour rappel, BL-Global Flexible détient près de 90 % de ses actifs en actions mais couvre une grande partie (50 %) de son exposition actions à travers la vente de futures sur les indices américain, anglais et européen. Dans des périodes où les entreprises de qualité sous-performent les indices (à la hausse ou à la baisse), cette stratégie peut pénaliser le fonds.
Sous-performance d’entreprises de qualité

Les deux phénomènes supra s’expliquent par un scénario quelque peu étrange. Les statistiques qui ont été publiées au cours des derniers mois ont dans l’ensemble confirmé la fragilité de la reprise économique. A cause de cette fragilité, les autorités financières, et notamment la Réserve fédérale aux Etats-Unis, envisagent de procéder à une nouvelle vague d’assouplissements monétaires quantitatifs. Cette perspective a pesé sur le dollar (craintes d’un recours à la planche à billets) et soutenu les actifs à risque puisqu’elle garantit essentiellement une poursuite d’un environnement marqué par des taux d’intérêt extrêmement bas. Elle a ainsi entraîné une nette diminution de l’aversion au risque des investisseurs. Dans un tel environnement, les valeurs cycliques et les valeurs financières ont tendance à enregistrer une performance supérieure à celle des indices, l’inverse étant vrai pour les valeurs plus défensives. En résumé, les mauvaises nouvelles économiques ont bénéficié aux marchés boursiers.
Cette situation ne va pas perdurer. Tôt ou tard, les fondamentaux reprendront le dessus. En ce qui concerne les marchés des changes, ceci signifie qu’après un mois où les opérateurs se sont uniquement concentrés sur l’impact négatif que les mesures éventuelles de la Réserve fédérale risquent d’avoir sur le dollar, les problèmes de la zone euro pourraient à nouveau refaire surface. A ce sujet, il convient d’ailleurs de noter que les récents développements avec entre autres l’augmentation du coût de sauvetage des banques en Irlande et la réduction du rating de la dette espagnole par l’agence de notation Moody’s n’ont rien d’encourageant et ne justifient pas vraiment la force récente de la monnaie européenne.
En ce qui concerne les marchés boursiers (des pays industrialisés), force est de constater que malgré leur bon mois de septembre, ils fluctuent dans une fourchette relativement étroite depuis 1 an. Contrairement aux marchés obligataires, les cours boursiers n’escomptent pas encore la réalité économique marquée par une faible croissance économique nominale. Il est vain d’essayer de prévoir les fluctuations à court terme des marchés boursiers, mais je continue à penser que le prochain mouvement important des indices sera à la baisse. Indépendamment de ceci, les thèmes ‘qualité’, ‘dividendes’ et ‘pays émergents’ devraient continuer à bien évoluer et c’est exactement dans ces thèmes que le BL-Global Flexible est investi au niveau des actions.
Allocation par classes d'actifs

(1) dont 48 % couverts à travers des Futures
Allocation par devises


