Début septembre, BL-Global Flexible est investi à 90% en actions. La moitié de cette allocation est couverte à travers la vente de futures sur indices boursiers. Le recul des taux d'intérêt à long terme a été mis à profit pour réduire la partie obligataire à 4%.
Actions
Sur base des bénéfices normalisés, la valorisation des actions n’est pas particulièrement attrayante.
A plus long terme, un environnement caractérisé (entre autres) par :
- une croissance faible dans les pays industrialisés et un risque de récessions plus fréquentes,
- une intervention croissante de l’Etat dans l’économie pour ‘résoudre des problèmes’,
- des tensions croissantes entre pays avec un risque de protectionnisme,
- des tensions sociales croissantes,
- un risque potentiel d’une inflation élevée dans certains pays,
- un risque de défaut de paiement dans d’autres pays,
- un risque d’éclatement de la zone euro ;
Stratégie BL-Global Flexible
- Acheter des entreprises de qualité (faible endettement, avantage compétitif, rentabilité élevée)
- Réduire le risque marché à travers la vente de futures sur indices boursiers
- Maintenir un biais favorable pour les marchés ‘émergents’ (Asie du Sud-Est + Brésil)
- Accorder une importance accrue aux dividendes.
Allocation actions par région
* Couverture
Obligations
Dans un environnement marqué par un surendettement et une croissance faible, le risque de déflation l’emporte sur le risque d’inflation. Ceci est favorable aux emprunts d’Etat de qualité. Le problème réside dans le fait qu’il existe de moins en moins d’emprunts d’Etat de qualité dans les pays industrialisés et que ceux qui à l’heure actuelle sont encore perçus comme tels (Allemagne, Etats-Unis, …) offrent des rendements très faibles.
Des fondamentaux souvent supérieurs plaident pour les emprunts d’Etat des pays émergents mais le différentiel de taux entre pays émergents et industrialisés s’est déjà beaucoup réduit.
Stratégie BL-Global Flexible
- Eviter de manière générale de prendre un risque de change sur la partie obligataire
- Pour les portefeuilles dont la monnaie de référence est l’euro, se limiter aux emprunts d’Etat des pays d’Europe du Nord
- Gérer de manière active la pondération et la duration de la partie obligataire en fonction de l’évolution des taux longs : augmentation en mars/avril 2011 après la nette remontée des taux longs entre octobre 2010 et avril 2011 ; diminution à l’heure actuelle après le net recul enregistré depuis lors
- Investir de manière opportune dans les emprunts d’Etat de certains pays émergents (en euro/dollar mais, surtout, en monnaie locale)
Taux à 10 ans allemand et allocation en obligations

Devises
Dans un environnement marqué par une croissance faible et un risque de déflation, aucun pays n’est intéressé à avoir une monnaie forte. Certains pays peuvent plus facilement encourager une dépréciation de leur devise que d’autres.
Aucune des deux principales monnaies, euro et dollar, n’inspire à l’heure actuelle une très grande confiance. Des périodes d’augmentation de l’aversion au risque ont par le passé été favorables au dollar mais il faudra voir si après deux QE et la perspective d’un troisième, la monnaie américaine sera à l’avenir encore considérée comme valeur refuge.
Il est à l’heure actuelle impossible de prévoir les conséquences de la crise européenne sur l’euro : éclatement ?, renforcement (sortie de la Grèce, du Portugal, …) ?, affaiblissement (perte de crédibilité dans la BCE, sortie de l’Allemagne, …) ?.
Les autorités des pays temporairement considérés comme valeur refuge (Suisse, Japon) s’opposent activement à une appréciation de leur monnaie.
Les tendances fondamentales plaident pour une appréciation des monnaies asiatiques sur le long terme.
Les monnaies associées aux matières premières sont attrayantes surtout lorsqu’elles sont issues de pays dont les fondamentaux sont solides.
Le différentiel d’intérêt entre les principales monnaies des pays industrialisés est entrain de disparaître, les taux monétaires s’approchant de zéro un peu partout.
Stratégie BL-Global Flexible
- Considérer l’allocation par devise comme séparée de l’allocation d’actifs en ayant recours aux changes à terme pour augmenter/diminuer l'exposition à certaines monnaies
- Maintenir une exposition significative à la devise de référence du portefeuille pour limiter la volatilité
- Privilégier par ailleurs les monnaies des pays disposant de fondamentaux solides (surplus budgétaire, excédent courant, dette publique peu élevée) : SGD, CAD, NOK, SEK notamment.
Allocations par devises avant couverture
Allocations par devises après couverture
La stratégie décrite supra a permis au fonds de résister à la baisse des marchés boursiers en juillet/août malgré son allocation nette de 45% en actions.


Anonyme a dit...
faut il investir dans l'immobilier?07 septembre 2011 - 05:51 PM
Anonyme a dit...
Vous semblez totalement absent des Marchés OR etARGENT....qui pourtant offrent à moyen et long terme
un HAVRE de PAIX....
70% de mon patrimoine est constitué depuis 3 années
de ce secteur, et je n'ai vraiment pas à m'en plaindre...
Mon petit doigts me dit que les minières vont prochainement EXPLOSER.....étant très en retard par rapport aux Métaux Physiques ....
Qu'en pensez-vous?
Cordialement
DR
08 septembre 2011 - 08:51 AM
Guy Wagner a dit...
Immobilier : Je ne suis pas un spécialiste de l'immobilier. Ceci étant dit, je pense que pour que l'achat d'un bien immobilier puisse être qualifié d'investissement, il faudra que le rendement de ce bien (c'est-à-dire en règle générale le loyer) soit suffisamment élevé que pour justifier le prix payé. Simplement miser sur une poursuite de la hausse des prix immobiliers est par contre une spéculation. Dans nos fonds, nous ne détenons pas de l'immobilier mais investissons par contre dans certaines sociétés immobilières cotées en bourse. Ces sociétés ont généralement aussi l'avantage de payer des dividendes élevés.08 septembre 2011 - 11:22 AM
Guy Wagner a dit...
@DR : Je pense que votre petit doigt ne se trompe pas. Les mines d'or sont effectivement en retard par rapport à l'or physique, certains experts estimant qu'aux cours actuels, elles n'escomptent que 1.200 $/ l'once. De plus, leur comportement récent montre qu'elles commencent à réagir davantage à l'évolution du cours de l'or qu'à celle de la bourse.08 septembre 2011 - 02:46 PM
Phil a dit...
Et donc pourquoi restez-vous absent des Marchés OR etARGENT, Minières ? Surtout si vous pensez que le petit doigt de DR est fiable ? :)
13 septembre 2011 - 11:17 AM